Aappareil photo reflex, sacoche en cuir : conçus pour durer ?

Remade dans la tourmente

Date de publication16 septembre 2019

Revendre des smartphones remis à neuf : c'est l'ambition de Remade. Son activité semblait promise à un bel avenir. Mais l'entreprise est confrontée à des graves difficultés financières. Affaire à suivre.

Retour de la consigne : les bons sentiments occultent les intérêts économiques

Date de publication9 septembre 2019

La consigne, c'est la nouvelle coqueluche de Brune Poirson ! Mais derrière les bons sentiments qu'elle agite au nom du Gouvernement, il y a des enjeux économiques : la consigne, c'est un pactole financier qui fera le bonheur de ses gestionnaires, vraisemblablement de puissants industriels ; c'est un moyen, pour les producteurs d'eau minérale, de relégitimer la vente de bouteilles ; c'est aussi l'assurance, pour la grande distribution, qu'on viendra faire ses courses dans ses magasins en même temps qu'on y ramènera les bouteilles consignés. C'est également une menace pour les spécialistes du recyclage, auxquels on doit d'ailleurs ce décryptage…

L'association Hop et le pouvoir du consommateur

Date de publication4 septembre 2019

« Le consommateur a vraiment un pouvoir d'action par ses choix d'achat », affirme Marjolaine Sicot, qui représente association Hop, sur un plateau de France 3 Bretagne (vidéo mise en ligne le 3 septmebre 2019). Cela ne tranche-t-il pas avec les propos de sa collègue Laetitia Vasseur, selon laquelle « il paraît essentiel de ne pas moraliser le consommateur, avant tout victime de l'obsolescence accélérée des produits » ?

Obsolescence programmée : la chronique révisionniste des Inrockuptibles

Date de publication3 septembre 2019

Connaissez-vous Bernard London ? Il serait le « créateur » de l'obsolescence programmée, selon Mathieu Dejean. Peut-être ce journaliste, collaborateur des Inrockuptibles, a-t-il été abusé par la communication habile d'un éditeur. En tout cas, il prête à ce personnage une influence qu'il n'a jamais eue. Du moins, jusqu'à présent. Car la découverte contemporaine de son opuscule, publié en 1932 dans l'indifférence générale, se prête manifestement à une instrumentalisation idéologique efficace : cet article en témoigne, avec sa conclusion aux accents décroissantistes.

L'obscurantisme écologiste contre la religion du Progrès ?

Date de publication3 septembre 2019

Pascal Perri semble embrasser la religion du Progrès. Cela nous inspire une profonde réserve. Mais la controverse sur l'obsolescence programmée s'inscrit clairement dans le débat qu'il propose : « Un mouvement de remise en question des libertés économiques fondamentales est en cours dans la société française. Il est principalement porté par des organisations non gouvernementales dont le substrat idéologique est à rechercher dans les théories de la décroissance et de la contestation du progrès. […] Deux parties s'opposent : d'un côté les tenants de la glaciation, partisans d'une surveillance rapprochée des comportements humains – forcément suspects –, de l'autre ceux qui croient dans les vertus de l'innovation et font confiance à la raison des individus. […] Derrière ces stratégies, on voit clairement se dessiner une guerre contre le marché et les échanges. »

Obsolescence programmée : petites contradictions entre amis

Date de publication3 septembre 2019

Selon Thierry Libaert, « l'idée d'une théorie du complot d'industriels qui saboteraient leurs produits est définitivement, et heureusement, écartée » ; de son point de vue, « des pratiques très contestables subsistent, mais l'ampleur du phénomène réside ailleurs ». C'est pourtant cette idée-là qui a inspiré la loi française sur l'obsolescence programmée. Une idée qu'on entretient fatalement, à dessein ou non, dès lors qu'on reprend l'expression à son compte… Étonnement, ces propos sont publiés sur un blog rattaché à l’association Hop, qui revendique ouvertement l'opinion récusée ici.

Ralentisseurs et dos d'âne : quelle incidence sur la durée de vie et la consommation des voitures ?

Date de publication2 septembre 2019

Avec leur prolifération, « il y a quand même un vrai problème d'usure prématurée des véhicules », dénonce Miss 280 ch ; « même en passant les ralentisseurs en dessous des 30 km/h, l'impact généré par le choc n'est pas neutre » : « suspensions, rotules, pneumatiques, carters et échappements en voient de toutes les couleurs » ! Par ailleurs, peut-être cela contribue-t-il au succès des SUV, des véhicules qui consomment davantage que les berlines équivalentes.

Obsolescence programmée : comment on réécrit l'histoire

Date de publication2 septembre 2019

« Depuis la crise de 1929, les industriels fabriquent toujours plus de marchandises à la longévité toujours plus limitée », lit-on dans le chapeau de cet article. Depuis la crise de 1929, très précisément ? Sans doute la rédaction du Monde diplomatique a-t-elle été mal inspirée par la découverte relativement récente de Bernard London, chantre de « l'obsolescence planifiée », auquel on prête volontiers une influence qu'il n'a jamais eue. Un peu plus loin, Razmig Keucheyan affirme que « plus on étend la durée de la garantie, plus on répare les marchandises ». Encore faudrait-il le démonter : les réparations étant coûteuses, les entreprises peuvent juger plus rentable d'échanger les produits défectueux.

Obsolescence programmée : une confusion entretenue en toute connaissance de cause (suite)

Date de publication24 août 2019

Question posée par Alma Dufour, des Amis de la Terre : « À partir de quand l'absence de conception des produits textiles durables et le choix conscient d'une production de mauvaise qualité à bas prix ne s'apparente pas à de l'obsolescence programmée ? » À partir du moment où les mots ont un sens ! Est-ce que « nous manquons […] de mots pour qualifier la baisse de qualité », sans préjuger de ses causes ? Bien sûr que non. On pourrait parler d'obsolescence précoce, par exemple. Programmer une panne est une chose ; privilégier le prix, le design, les fonctionnalités ou le confort d'utilisation au détriment de la durée de vie du produit en est une autre.

Obsolescence programmée : une confusion entretenue en toute connaissance de cause

Date de publication24 août 2019

L'obsolescence programmée, c'est le sabotage des produits par leur fabricant. C'est en tout cas son acception la plus courante, et c'est aussi celle que semble avoir retenu le législateur. Mais selon Émile Meunier, avocat de l'association Hop, au-delà de la « définition étroite du code de la consommation », il y aurait « une définition large », selon laquelle tous « les produits qui ne sont pas conçus pour durer longtemps et être réparables facilement » seraient conçus suivant une logique d'obsolescence programmée. Cette confusion occulte la nécessité de réaliser des compromis entre coût et qualité, fiabilité et réparabilité, etc. – ainsi que la responsabilité du consommateur, qui peut lui-même faire des arbitrages.