Regards sur l'obsolescence programmée
25 avril 2020
Quoique régulièrement évoquée dans les médias, condamnée par les hommes politiques et même explicitement définie par la loi, l'obsolescence programmée est peu étudiée en tant que telle.
Sa dénonciation s'inscrit, la plupart du temps, dans un discours plus général, inspiré par des préoccupations écologiques. Mais elle recouvre aussi des enjeux économiques, sociaux, voire sociétaux et moraux, puisque à travers nos objets et la durée de vie que nous leur accordons s'incarne notre rapport au temps et aux générations.
Accessoirement, l'obsolescence programmée est une notion pleine d’ambiguïtés, ce qui fait tout l'intérêt des controverses qu'elle suscite.
Les publications partagées sur Pourvu que ça dure ! en témoigneront régulièrement. Tous les cas assimilés à tort ou à raison à de l'obsolescence programmée seront recensés ici de façon aussi exhaustive que possible. De même que tous les facteurs qui déterminent la durée de vie des objets.
À la différence des sites s'emparant le plus volontiers du sujet, cette revue de presse n'émane pas d'une organisation militante. Elle s'appuiera sur l'actualité économique et industrielle, puissant à d'autres sources que celles privilégiées par des militants écologistes. Et elle sera marquée, fatalement, par notre conviction que nous exerçons tous une responsabilité.
Ce sera le gage d'un éclairage sinon meilleur, du moins complémentaire. Ce qui contribuera, espérons-nous, à une meilleure compréhension des phénomènes mis en cause à travers l’obsolescence programmée et, pourquoi pas, à l'identification de solutions pragmatiques susceptibles d'allonger effectivement la durée de vie des produits manufacturés, quels qu'ils soient.
Grégoire Dubost
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