Aappareil photo reflex, sacoche en cuir : conçus pour durer ?

Un million de kilomètres à bord d'une Volvo 740 GLE de 1991

Date de publication28 novembre 2021

« La Volvo en est à son deuxième moteur et à sa deuxième transmission, et il y a un peu de rouille ici et là. Elle n'a pas eu d'accident, même s'il admet qu'elle a été heurtée dans la rue à trois reprises - une fois par décennie, en moyenne, ce qui n'est pas si mal. M. O'Shea attribue la longévité de la Volvo à la facilité avec laquelle elle a été réparée. Il l'a qualifiée de "rêve de mécanicien", ajoutant que le commun des mortels peut facilement remplacer les ampoules et autres pièces. La clé, c'est la simplicité. »

Insolite : depuis trente-six ans, c'est le même ordinateur, inchangé, qui gère les réservations de ce camping néerlandais

Date de publication28 novembre 2021

« Certes, le boîtier de son Atari 1040STF est aussi jauni qu'une dentition de gros fumeur, mais la vieille machine fidèle fonctionne toujours vingt-quatre heure sur vingt-quatre et spet jours sur sept d'avril à octobre, comme elle le fait chaque année depuis trente-six ans. D'ailleurs, notre ami Frans Bos n'est pas peu fier d'exhiber la machine dont le processeur 68 000 carbure avec un mégaoctet complet de RAM. |…] Le gérant du camping Böhmerwald (au Pays-Bas) utilise un programme maison qu'il a développé lui-même, puisque aucun logiciel de gestion de terrain de camping n'était disponible lors de l'achat de l'ordinateur. […] Le seul ajout est celui d'un emplacement USB pour pouvoir stocker et échanger […] ses données. »

Autre anecdote similaire : « À Gdansk, en Pologne, un garage automobile utilise toujours les 64 kilo-octets de RAM d'un Commodore 64 pour effectuer ses opérations. »

À 39 euros la paire, ces collants en disent long sur l'obsolescence programmée qui les a inspirés

Date de publication28 novembre 2021

Des collants « qui durent longtemps » ? C'est ce que promettent des entrepreneurs rémois. Les thèses complotistes du documentaire Prêt à jeter les ont apparemment inspirés. Mais, qu'ils en aient conscience ou non, ils contribuent aujourd'hui à les réfuter. En effet, « le prix de lancement est de 39 euros la paire ». Preuve est ainsi faite que pour mettre en vente un produit plus résistant qu'à l'accoutumée, la bonne volonté ne suffit pas ; il ne faut pas interrompre des sabotages inexistants, mais exiger des clients qu'ils y mettent le prix – tout simplement. De façon à pouvoir s'offrir les matériaux adéquats : « nous avons beaucoup, mais vraiment beaucoup cherché sur Internet et trouvé un fil, utilisé habituellement pour l'escalade, pour l'orienter vers la fabrication de collants », précise Axel. À la clef, on aurait ces collants de marque Cygnes réutilisables « plusieurs dizaines de fois ». À vérifier !

Le livre, cet objet soumis à l'obsolescence programmée

Date de publication22 novembre 2021

« Le livre, c'est un objet qui n'a pas d'obsolescence programmée », est-il annoncé dans ce lien. Est-ce que c'est vraiment le cas ?

D'abord, les livres s'abîment ; surtout les livres de poche, parfois assimilés pour cette raison à des produits jetables, ce qui renvoie ) une acception large (et très discutable) de l’obsolescence programmée.

Ensuite, selon les sujets qu(ils traitent, ils peuvent bel et bien devenir obsolète, dépassés.

Enfin, dans le cas des livres scolaires, cette obsolescence est carrément planifiée par les pouvoirs publics. N'est-ce pas, précisément, ce que préconisait Benrard London, auquel on attribue couramment (certes à tort) la paternité de de l'obsolescence programmée ?

Recommerce propose une plate-forme logicielle pour vendre des produits de seconde main

Date de publication20 novembre 2021

« Pour l'heure, Leroy Merlin et Boulanger utilisent Circular X. Le premier pour le petit outillage, le second teste dans son magasin d'Englos, dans le Nord, une offre de seconde vie autour des lave-linge, robots cuiseurs, consoles de jeux, smartphones... […] Cette nouvelle activité devrait fournir aussi de nouveaux revenus à Recommerce, le modèle économique étant fondé sur une commission sur le montant des transactions réalisées. »

Obsolescence programmée : contester la responsabilité du consommateur, la vraie fonction d'une conviction

Date de publication20 novembre 2021

« Il existe, depuis le XXe siècle, certaines méthodes afin de forcer à la surconsommation », affirme Valentine Costantini, le 29 octobre 2021, sur le site Actualitté, manifestement inspirée par la lecture d'un ouvrage intitulé Pour une écologie du 99% – 20 mythes à déboulonner sur le capitalisme.

Parmi ces méthodes, poursuit-elle, il y a « ce que Theurillat-Cloutier décrit comme le "sabotage" des produits, avec une notion connue de beaucoup : celle de l'obsolescence programmée ». Au moins en propose-t-elle une définition sans ambiguïté.

« Cette technique n'a […] rien de nouveau, et existe dans tous les secteurs », affirme-t-elle ensuite.

Cette conviction n'a jamais été étayée, mais cet article en illustre tout l'intérêt : laisser penser que « le problème de la surconsommation ne dépend que très peu des choix des consommateurs eux-mêmes ».

Le message est effectivement très clair : selon Valentine Costantini et, vraisemblablement, selon les auteurs du livre cité, « la culpabilité environnementale doit changer de camp : ce sont les entreprises capitalistes qui prennent les grandes décisions économiques, pas les consommateurs ». Dont acte.

Le développement du marché de seconde main, un facteur… de « surconsommation » ?

Date de publication18 novembre 2021

« "Tu ne le portes plus ? Vends-le !", martèle à la télévision le slogan de Vinted, l'une des plus grandes plates-formes en ligne qui permet de revendre des vêtements et des accessoires de mode d'occasion. "Si tu ne le portes plus, garde-le !" préconise, au contraire, provocateur, Patrice Duchemin, sociologue de la consommation. Car, selon lui, le développement du marché de la seconde main entraîne de la surconsommation. C'est ce que montre d'ailleurs un sondage exclusif Kantar-CMI-Marianne réalisé en septembre auprès de cinq cents personnes âgées de vingt-cinq à soixante-cinq ans. »

L'obsolescence programmée : « omniprésente » mais « impossible » à prouver ?

Date de publication18 novembre 2021

« Vos appareils électroniques sont-ils obsolètes de plus en plus rapidement ? » La question est intéressante, mais, en dépit de son titre, cet article, publié sur le site The Conversation le 20 octobre 2021, n'y répond absolument pas.

Évoquant l'« obsolescence programmée », Delphine Billouard-Fuentes affirme que celle-ci « peut revêtir de multiples facettes ». À ce titre, ce qui est assez original et aussi très pertinent selon nous, elle mentionne « l'obsolescence écologique, qui a vu le jour ces dernières années » : « certaines entreprises incitent les consommateurs à changer un produit en état de fonctionnement par un nouveau produit qui serait plus économe en énergie ». Certaines entreprises, et surtout les pouvoirs publics, avec les restrictions de circulation imposées à de plus en plus d'automobiles !

« Officiellement », explique-t-elle, « l'obsolescence programmée est apparue suite à la crise économique de 1929 : Bernard London, un courtier new-yorkais, propose, alors de déterminer une durée de vie pour les produits afin d'en faciliter le renouvellement ». « Officiellement » ? On ignorait qu'une autorité était chargée d'établir cette histoire ! Toutefois, nuance-t-elle, « il ne s'agit pas précisément d'obsolescence programmée, mais plutôt d'"obsolescence planifiée" ». Effectivement.

« Bien que cette proposition n'ait pas été mise en œuvre », poursuit-elle, « elle a contribué à l'acceptation de l'obsolescence programmée, démontrant ses atouts économiques et sociaux ». Sur quoi s'appuie-t-elle pour l'affirmer ? Il semblerait, au contraire, que ce livre n'ait reçu aucun écho à l'époque de sa publication. Par ailleurs, en 1850, Frédéric Bastiat rétorquait déjà aux sophistes que « destruction n'est pas profit », signe que London avait très certainement de nombreux prédécesseurs.

Selon Delphine Billouard-Fuentes, « le premier exemple d'obsolescence programmée » remonterait à 1924, quand « les principaux fabricants d'ampoules mondiaux se sont réunis secrètement, créant le premier cartel mondial ». Si l'existence de ce cartel est bien documentée, il semblerait que la mise en œuvre d'une politique d'obsolescence programmée, sous son égide, n'ait, en revanche, jamais été prouvée. Par ailleurs, le fait qu'« une ampoule fonctionne depuis 1901 dans la caserne de pompiers de Livermore en Californie » est, une fois de plus, mal interprété. Aussi rappellerons-nous à nouveau que cette ampoule n'émet qu'une faible lueur au prix d'une consommation électrique très importante. Et que pour cette raison, il n'y aurait aucun intérêt à continuer à fabriquer des pdouits de ce type.

« Depuis cette époque », déplore encore l'auteur de cet article, « l'obsolescence programmée est omniprésente dans le monde économique ». Delphine Billouard-Fuente se montre toutefois incapable d'étayer sa conviction. Certes, souligne-t-elle, « la législation française considère l'obsolescence programmée comme un délit » ; « mais la preuve de ce délit est presque impossible à établir ». On aimerait bien savoir pourquoi ! Régulièrement, des cartels sont démantelés, des lanceurs d'alerte prennent la parole, des scandales éclatent… Pourquoi l'omerta régnerait-elle si particulièrement sur l'obsolescence programmée… dont Delphine Billouard-Fuentes nous assure pourtant qu'elle est « ominpéresente » ?

En musique : « On ne jette pas un vieux jean usé, on recolle un livre abîmé. »

Date de publication14 novembre 2021

Citation extraite de "Par amour, par pitié",  chanson interprétée en 1966 par Sylvie Vartan, avec les paroles de Gilles Thibaut sur une musique de Jean Renard.

500 To sur un CD en verre ?

Date de publication14 novembre 2021

« Avec une capacité de résistance à la chaleur pouvant atteindre les 1000 degrés Celsius et une durée dans le temps estimée à plusieurs milliards d'années, ce petit système pourrait servir d'archive pour la survie des créations humaines dans le futur. Certains professionnels pourraient également voir d'un très bon œil ce type de technologie. Pour faire des images miroir de leurs données, figées dans le temps, mais extrêmement robustes. »