Aappareil photo reflex, sacoche en cuir : conçus pour durer ?

Du reconditionné à l'heure de l'obsolescence programmée

Date de publication25 avril 2020

« À l'heure de l'obsolescence programmée […], le secteur des produits électroniques reconditionnés est en plein essor », rapporte Frenchweb. Cela n'est-il pas paradoxal ? Si les produits sont effectivement condamnés à une durée de vie très limitée, ne faudrait-il pas se méfier d'autant plus des achats d'occasion ?

Certideal lève 8 millions d'euros pour s'imposer sur le marché du smartphone reconditionné

Date de publication25 avril 2020

« Certideal, plate-forme e-commerce spécialisée dans la revente de produits électroniques reconditionnés, a annoncé mercredi 22 avril 2020 avoir levé 8 millions d'euros. Un tour de table mené par Maif Avenir et soutenu par BNP Paribas Développement, auquel ont aussi participé ses investisseurs historiques Inter Invest Capital et Citizen Capital. […] La start-up fondée en 2016 propose principalement à la vente des smartphones reconditionnés. […] La jeune pousse affirme maîtriser l'ensemble de sa chaîne de valeur, du sourcing à la vente des produits et ne pas passer par des prestataires externes. […] Certideal, qui compte une quarantaine de collaborateurs, veut doubler ses effectifs d'ici à la fin de l'année. »

Automobile : les pneumatiques à l'épreuve du confinement

Date de publication25 avril 2020

Les pneumatiques supportent mal l'immobilisation durable d'un véhicule. Pour les préserver, Éric Bergerolle propose d'utiliser des « cales en matière synthétique rigide ou souple à glisser sous chaque roue » – un substitut moderne aux sacs de sable. « A défaut », poursuit-il, « une sage précaution consiste à pousser la voiture pour imprimer un demi-tour aux roues deux fois par mois ». Cela étant, «  il suffit généralement de surgonfler les pneumatiques, jusqu'à la pression maximale autorisée, telle qu'inscrite sur le flanc ». À condition de disposer d'un gonfleur, « car il est inconcevable de songer à rallier son domicile depuis la station-service en roulant sur quatre pneus gonflés à 4,5 bars : à cette pression, la tenue de route et la tenue de cap sont très affectés ».

Alors, pour ou contre les mises à jour des smartphones ? On a du mal à suivre !

Date de publication19 avril 2020

« Prolonger la vie des smartphones, c'est possible », clame l'association Hop. Assurément ! Reste à savoir comment s'y prendre.

En introduction, il est rappelé que l'association avait attaqué Apple en raison d'un correctif dont on oublie qu'il visait, précisément… à prolonger la durée de vie des I-Phone équipés d'une batterie usagée – certes trop sollicitée à cause d'une mise à jour précédente, si l'on en croit la Justice italienne.

De fait, affirme Joséphine Vuillard, « les mises à jours successives qui ralentissent les smartphones sont une des causes de renouvellement, parfois prématuré, des appareils ». Mais un peu plus loin, elle se contredit en expliquant que « les Commowners qui auront fait la mise à jour Android 9 sur leur Fairphone 2 vont bénéficier d'appareils plus modernes, plus sécurisés, avec une meilleure autonomie, et une meilleure compatibilité avec les applications modernes ».

Et de citer Frédéric Bordage, fondateur du collectif Green IT, selon lequel « l'absence de mise à jour est l'une des trois raisons principales pour lesquelles les utilisateurs changent de smartphone ». De son point de vue, « si une petite coopérative comme Commown peut allonger la durée de vie des Fairphone 2, la question essentielle est : pourquoi les grands fabricants ne le font-ils pas ? ». « Sans réaction de ces derniers », poursuit-il, « il est urgent de légiférer pour imposer une durée de support technique plus longue, adaptée à durée de vie électronique des équipements, soit au minimum cinq ans ».

Cinq ans ? C'est à peu près l'âge des smartphones les plus anciens susceptibles de recevoir la dernière version d'I-OS. Or, Apple n'est-il pas censé donner le mauvais exemple ? Tout cela n'est pas très clair ! On oppose parfois les correctifs de sécurité aux mises à jour vers un nouveau système d'exploitation. Mais ce n'est pas le cas dans cette publication. Au fond, peut-être Apple est-il vilipendé à peu près pour les mêmes raisons que le Fairphone est encensé : pour des questions d'image et de positionnement marketing.

Spareka lève 5 millions d'euros… et profite du confinement

Date de publication19 avril 2020

« Spareka annonce ce mercredi avoir bouclé un tour de table de 5 millions d'euros auprès du fonds Paris Fonds Vert, créé à l'initiative de la Ville de Paris et géré par le capital-risqueur spécialisé dans la transition écologique et énergétique Demeter. Le tour a été signé juste avant le confinement. »

« La jeune pousse a développé un outil de diagnostic de pannes en ligne, ainsi que des tutoriels de réparation. Elle monétise son activité grâce à son site d'e-commerce sur lequel elle vend les pièces détachées nécessaires aux réparations. »

« La crise du coronavirus, qui limite l'accès aux artisans, a par ailleurs fait exploser l'activité de la start-up. "Notre chiffre d'affaires a augmenté de 15 % les premiers jours, et là nous sommes à + 50 %", indique l'entrepreneur. »

« Cette levée de fonds lui permettra de recruter dix nouvelles personnes, alors que son équipe est aujourd'hui composée de vingt-cinq salariés. L'argent sera en outre investi dans le développement de sa technologie de diagnostic, ainsi que dans le marketing. […] Spareka souhaite qui plus est transformer son modèle e-commerce, qui recense huit millions de références de pièces détachées, en modèle de place de marché. […] Ce nouveau modèle, qui devrait être mis en place d'ici à un an, aidera en outre la start-up à se développer à l'international. "La place de marché est une façon de s'affranchir de la logistique", indique Geoffroy Malaterre. »

Bio-GNV : pourquoi s'en priver ?

Date de publication19 avril 2020

« En plus d'être le résultat d'un modèle vertueux car issu de la valorisation des déchets organiques agricoles, le bio gaz naturel pour véhicule (ou bio-GNV) réduit drastiquement les émissions pour des performances routières équivalentes. Jusqu'à 90 % de CO2 en moins du puits à la roue, 98 % de particules fines et 85% de NOx en moins par rapport au diesel, d'après un étude de la Deutsche Energie Agentur (DENA) de 2007. Des chiffres corroborés par une étude du Cenex (Organisation en charge de la promotion des véhicules bas carbone) menée en 2019 au Royaume-Uni. Le bio-GNV semble ainsi démontrer sa capacité à décarboner massivement le transport routier. Et se pose en alternative crédible et fiable face au diesel, mais aussi face au tout électrique pas si green qu'on le pense si l'intégralité du cycle de vie d'un véhicule est prise en compte. »

Honda veut donner une seconde vie aux batteries

Date de publication19 avril 2020

Et cela, avant de passer au recyclage. Renault et d'autres avaient déjà pris des initiatives en la matière. Le constructeur japonais leur emboîte donc le pas.

La démocratie règne-t-elle sur la République davantage que sur le marché ?

Date de publication19 avril 2020

Remarque intéressante de Moana Genevey, « experte en politiques publiques européennes d'égalité », « spécialisée dans l'égalité des genres » : « Si nous étions réellement en démocratie, nous pourrions décider collectivement d'interdire l'obsolescence programmée et la publicité dans les espaces publiques [sic]. Cela entrainerait [re-sic] une baisse de la consommation, et donc de la production, ce qui devrait être une bonne chose dans un monde aussi pollué que le nôtre. » N'est-ce pas méconnaître le pouvoir du consommateur ? À travers tout ce que nous achetons – ou pas –, nous façonnons sans doute le marché bien davantage que nous dictons la politique du pays en glissant une bulletin dans l'urne.

Obsolescence "tout court" : Libération fait bande à part

Date de publication19 avril 2020

« Du smartphone au lave-linge, la lutte contre l'obsolescence commence chez soi », annonce Libération. « Si les marques sont les premières responsables, les consommateurs ne sont pas complètement démunis face au phénomène du tout-jetable », affirme Sophie Kloetzli. Citant, entres autres, les collants, elle y voit un « cas notoire d'obsolescence puisque les trois-quarts du temps, ils ne dépassent pas six utilisations ». Un cas notoire d'obsolescence précoce, mais pas nécessairement programmée donc. Rares sont les journalistes qui font preuve d'une telle prudence quand ils abordent ce sujet.

Le langage Cobol, ce vestige de l'informatique qui ne veut pas mourir

Date de publication18 avril 2020

« Aujourd'hui encore, plus de 70 % des distributeurs de billets et entre 60 et 80 % des activités des entreprises reposent sur des applications Cobol. "Une personne lambda a recours au moins huit fois par jour à un système géré en Cobol, sans en avoir conscience", indique Philippe Fraysse, un spécialiste du Cobol. »

« C'est tout un écosystème, d'une complexité édifiante, qui a été construit depuis plus de soixante ans et représente aujourd'hui l'un des socles de l'informatique. […] De vieilles structures, construites sur des dizaines d'années par couches successives, des développeurs différents […] et sans documentation. "La situation est pire lorsqu'il y a eu des rachats et des fusions. Les systèmes sont empilés de manière très complexe, avec beaucoup d'interactions entre eux", détaille François Chaix, qui développe des applications pour les institutions financières et côtoie le Cobol depuis plus d'une dizaine d'années. "Les systèmes informatiques, c'est le carbone 14 des banques". »

« Alors, pourquoi continuer en Cobol ? Migrer l'ensemble des données d'une banque vers un nouveau système informatique présente plusieurs problèmes d'envergure. […] Un changement de système nécessiterait en effet au préalable des années de travail, et représenterait un casse-tête. Ces migrations sont extrêmement risquées. […] En 2018, la banque anglaise TSB en a fait l'expérience. Après une erreur, près de 1,9 million de clients n'ont pas eu accès à leurs comptes pendant presque un mois, d'autres n'ont pas pu d'utiliser leurs cartes bancaires, tandis que certains ont eu accès pendant plusieurs jours aux comptes d'autres personnes. Une catastrophe, qui a coûté à TSB 330 millions de livres et plus de 80 000 clients. […] Enfin, "pourquoi changer une méthode qui marche ?", demande Véronique. "Le Cobol est ultra robuste, quand tu as besoin de traiter des millions d'informations rapidement, c'est super solide et très rassurant". Une machine de guerre, qui marche toujours soixante ans après sa conception. "La technologie peut sembler vieillotte, mais sur les nouvelles applications que nous développons, à chaque fois qu'il y a un problème, ça vient de la partie Java. Jamais du Cobol." »