Aappareil photo reflex, sacoche en cuir : conçus pour durer ?

Garantie prolongée à la faveur du confinement : geste commercial ou contrainte légale ?

Date de publication10 mai 2020

« Ce qui ressemble à un geste de générosité ne l'est pas vraiment en France. En effet, une ordonnance gouvernementale a été prononcée le 25 mars 2020 pour statuer sur cette question. Et les exigences du gouvernement excèdent les dispositions prises par Volkswagen. Toute garantie achevée entre le 12 mars et le 23 juin se voit légalement prolongée jusqu'à la date de 23 août 2020. Mais attention : cela ne concerne que la garantie de conformité légale, qui court sur une période de deux ans, quel que soit le type de produit (voiture mais aussi électroménager, mobilier…). Ce qui est le cas chez Volkswagen. Certains constructeurs sont toutefois plus généreux, et avancent des durées de garantie supérieure à l'exigence légale, de trois ans, cinq ans voire sept ans. […] Dans ce cas, la prolongation de la garantie est au bon vouloir de chaque constructeur. Chez Hyundai et Kia, c'est une prolongation de trois mois qui est prévue (pour les modèles dont le contrat s'achève entre février et mai chez Kia, entre mars et juin chez Hyundai). Mazda et Suzuki ont également annoncé une prolongation de leur garantie, égale à la durée du confinement. »

Back Market poursuit sa croissance avec les États-Unis en ligne de mire

Date de publication10 mai 2020

Cinq ans après sa création, le confinement fait les affaires de Back Market, qui lève par ailleurs 110 millions d'euros. Ont participé à ce tour de table Goldman Sachs Growth, Aglaé Ventures et Eurazeo Growth. Objectif prioritaire : la conquête du marché américain, où « aucun acteur majeur n'a encore émergé sur le marché de la seconde main », comme le soulignent Les Échos.

« Notre principal danger est que les constructeurs ne jouent pas assez le jeu et qu'ils adoptent une stratégie défensive vis-à-vis du marché de la seconde main », précise Thibaud Hug de Larauze, cofondateur et P-DG de l'entreprise ; « mais les consommateurs ont de plus en plus conscience de l'urgence écologique, et j'espère bien arriver à faire en sorte que plus aucune raison factuelle ne permette de préférer un produit neuf à un reconditionné ».

Domotique : l'ouverture, gage d'un système durable et résilient

Date de publication9 mai 2020

« Pour le moment, c'est un modèle où l'utilisateur n'est pas totalement libre de ses choix qui domine. Comme nous le clamions il y a deux ans, le lien profond entre matériel et logiciel dans ces écosystèmes est l'un des problèmes. La dépendance aux comptes un autre. Et les acteurs locaux, qui ont la critique facile vis-à-vis des acteurs américains, feraient sans doute mieux de balayer devant leur porte sur le sujet, tant ils montrent qu'eux aussi trouver rapidement des intérêts à ne pas laisser leurs clients totalement libres de leurs choix. »

« Car un système domotique bien pensé, à l'ancienne ou non, sur un protocole réseau ou non, se doit de respecter quelques règles. Certes, il se doit d'être simple de configuration et d'usage. Mais il doit aussi être capable de fonctionner sans compte, de manière locale, sans nécessiter l'usage d'un appareil ou d'un écosystème en particulier. »

« L'utilisateur doit pouvoir "changer de crèmerie" sans avoir à perdre d'appareils au passage. En ce sens, les API ouvertes en complément des applications mobiles proposées par les constructeurs sont une bonne pratique, puisqu'elles permettent une intégration à différents outils tiers par les développeurs. Libérant de fait l'utilisateur. »

Mises à jour logicielles : des bonus parfois coûteux

Date de publication8 mai 2020

À la faveur d'une mise à jour logicielle, il est parfois possible d'accéder à des fonctionnalités supplémentaires sans changer son matériel. Ainsi Canon propose-t-il de nouvelles possibilités aux amateurs d'animation image par image déjà équipés d'un appareil photo EOS R. Pour en profiter, il faut toutefois débourser une centaine de dollars. Une option facturée au même tarif en cas d'achat d'un appareil neuf. Et réservée de toute façon à un public très averti.

Hifi : Primare connecte votre chaîne au réseau

Date de publication8 mai 2020

« Avec le NP5 Prisma, Primare a justement pensé à ses clients fidèles équipés d'appareils qui n'ont pas eu la chance d'être connectés d'origine. Ce petit lecteur réseau s'ajoute à certains anciens modèles Primare de façon intelligente. Un câble RS232 fourni assure une liaison filaire entre eux. Ainsi, lorsque vous modifiez le volume du NP5 depuis son application mobile, c'est le volume de l'amplificateur qui change. Rares sont les fabricants à apporter autant d'attention à leur clientèle en leur permettant de faire évoluer ainsi facilement des appareils que l'on aurait pu qualifier de "dépassés". […] Un excellent point, surtout lorsqu'on sait que le NP5 sera proposé à moitié prix à ces utilisateurs. »

McLaren rappelle des voitures au garage

Date de publication7 mai 2020

C'est l'occasion de souligner que « les rappels font partie de la vie trépidante et mouvementée des acteurs de l'industrie automobile ». Même les constructeurs des modèles les plus huppés sont donc concernés. Dans le cas présent, « un coussin anti-bruit et anti-vibration placé sous le réservoir d'essence peut retenir l'humidité et la moisissure, dont l'effet corrosif sur le réservoir pourrait potentiellement entraîner une fuite de carburant ». L'industrie n'est pas toute-puissante ; elle commet régulièrement des erreurs, et cela sans intention malveillante, quoi qu'en disent ses détracteurs convaincus qu'il serait tout à fait possible, sans ça, de concevoir des produits "zéro défaut" qui dureraient toute la vie sans aucun souci.

Dénoncer l'obsolescence programmée accélère l'obsolescence tout court

Date de publication4 mai 2020

Quel smartphone choisir ? Un I-Phone, répond Sonia, une utilisatrice de Twitter. Mais pas n'importe lequel : il faut choisir « le dernier », précise-t-elle. En effet, explique-t-elle, « on n'oublie pas que l’obsolescence programmée, c'est réel » ;  « donc, à mon avis », conclut-elle, « le dernier modèle sera toujours meilleur que les anciens ». C'est un conseil à première vue avisé : si les appareils sont effectivement programmés pour tomber en panne, autant fuir ceux qui se rapprochent de leur date d'autodestruction ! Voilà pourquoi dénoncer l'obsolescence programmée à tort et à travers présente vraisemblablement des effets pervers.

Des lave-linge qui duraient toute la vie, vraiment ?

Date de publication3 mai 2020

« Un lave-linge qui dure toute la vie ? Rien de plus normal à l'époque » – celle « de nos parents et grands-parents ». Du moins, selon Les Enovateurs. Leur vision du passé rejoint celle de Mélissa Cousin (EELV), dont nos avions rapporté récemment les propos selon lesquels « les électroménagers qui duraient auparavant trente ans ». C'était mieux avant : cette conviction est largement partagée. Il conviendrait toutefois de l'étayer… en se méfiant du biais du survivant.

Obsolescence programmée : « petites combines et grands profits » ?

Date de publication3 mai 2020

Les Enovateurs partagent visiblement notre intérêt pour l'obsolescence programmée. Mais la vision qu'ils en ont est très différente de la nôtre.

Pour Louise Pastouret, cela ne fait aucun doute : « la conception du produit peut être pensée dès le départ pour en limiter la durée de vie ». Par exemple, explique-t-elle, « le constructeur peut opter délibérément pour un mécanisme plus fragile ». Elle affirme que « les matériaux de mauvaise qualité et les éléments placés à des endroits stratégiques (favorisant leur usure) font désormais partie intégrante de la stratégie de certaines marques », dénonçant « un design produit réfléchi dans les moindres détails… mais corrompu jusqu'à la moelle ». Reste que, jusqu'à présent, à note connaissance, aucun cahier des charges ayant présidé à la conception d'un quelconque produit n'a jamais été dévoilé pour étayer cette conviction.

« En prenant pour prétexte une modernisation de sa gamme, un constructeur peut également forcer ses clients à renouveler tous les périphériques associés », poursuit Louise Pastouret ; « s'il n'est plus possible de réutiliser un chargeur sur la nouvelle version d'un appareil, dites-vous bien que ce n'est pas un hasard », lance-t-elle à ses lecteurs, non sans insinuations. Comme si le recours à des prises plus petites ne pouvait pas répondre à la demande des consommateurs, qui réclament sans cesse des produits toujours plus fins…

« L'obsolescence programmée peut aussi relever d'une décision marketing, relative aux prix pratiqués par l'enseigne », lit-on encore dans cet article. « Dans ce cas », nous explique-t-on, « il devient moins cher de racheter un produit plutôt que de faire réparer l'ancien » ; « c'est notamment le cas lorsque le coût d'une pièce est supérieur à l'achat d'un nouvel appareil au complet ». C'est « aberrant », s'indigne Louise Pastouret. « Pourtant », déplore-t-elle, « cette politique est très répandue » puisque, de son point de vue, ce serait « un excellent moyen de pousser à la consommation ». Peut-on sérieusement prétendre que seul le marketing dicte le prix des pièces détachées ? Leur stockage puis leur acheminement, à la demande d'un particulier isolé, sera fatalement beaucoup plus coûteux, rapporté à chaque unité, que l'approvisionnement d'une usine à flux tendu…  Quant aux réparations, leur coût élevé s'explique naturellement par celui de la main-d'œuvre. Faut-il regretter que nos compatriotes ne soient pas aussi mal payés que les ouvriers travaillant à la chaîne en Asie ou ailleurs ?

« Nous sommes les dindons de la farce », regrette enfin Louise Pastouret. Mais en même temps, elle pose la question suivante : « Qui oserait se pointer en réunion avec un ordinateur portable "dépassé" ? » Tant qu'il fonctionne correctement, bien des gens n'auraient vraisemblablement aucun scrupule à le faire. Mais dans le cas contraire, ils ne seraient pas « les dindons de la farce ». Bien au contraire : ils seraient alors les principaux responsables de l'obsolescence précoce.

Lenovo va proposer des Thinkpad sous Fedora Linux

Date de publication3 mai 2020

« Une sélection de portables Lenovo dans la gamme Thinkpad devraient être disponibles sous Fedora Workstation. […] La sortie de ces modèles avec une distribution Fedora pré-installée est un programme pilote destiné à évaluer la pertinence de telles propositions sur le marché. […] Si le programme fonctionne, le constructeur envisagera de proposer plus de modèles dans le futur. »

« C'est un gros changement de politique pour Lenovo et c'est surtout un point très appréciable pour les utilisateurs de Linux. Cela signifie que le constructeur va proposer et suivre l'ensemble des pilotes nécessaires pour utiliser une distribution Linux pour ses machines. »

« Lenovo rejoint donc Dell dans la short-list des grands constructeurs à proposer des machines sous Linux en sortie d'usine. Il rejoint Dell qui propose depuis quelques années des machines sous Ubuntu. D'autres constructeurs, de plus petit calibre, proposent ce genre de machines depuis quelques années. Purism et System76 aux US ou Ekimia en France par exemple. »